Le Buzkashi n’est pas seulement un sport ; c’est une tradition équestre chaotique où les cavaliers se battent pour la possession d’une carcasse de chèvre ou de veau. Le nom vient du persan et signifie littéralement « chèvre traînée ». C’est le cœur de buzkashi, un jeu ancré dans l’histoire de l’élevage et des raids. Vous n’avez pas besoin de ballon ni de cerceau. Il faut un animal sans tête et sans sabots et beaucoup de cavaliers.
Quelle est l’origine du buzkashi ?
Le jeu a probablement commencé comme une variante amusante de tactiques ordinaires de rassemblement ou de raid. Aujourd’hui, il est majoritairement populaire parmi les peuples turcs d’Afghanistan. Vous pouvez également le trouver dans les républiques musulmanes d’Asie centrale et dans certaines parties du nord-ouest de la Chine. Il s’agit d’un concours viscéral aux enjeux élevés, dont l’objectif est simple : prendre le contrôle de la carcasse et la conserver.
En quoi les deux principales formes de buzkashi diffèrent-elles ?
Il existe deux styles distincts. La version traditionnelle s’appelle tudabaray. Il n’y a pas d’équipes formelles. Il n’y a pas de frontières clairement définies. Des centaines de coureurs pourraient y participer. Le but est de prendre possession exclusive de la carcasse et de la conduire librement et à l’écart de tous les autres. C’est brut et déstructuré.
Le style moderne parrainé par le gouvernement est qarajay. Cette version implique deux équipes de 10 à 12 cavaliers. Ils s’affrontent sur un terrain défini avec des objectifs. Le gouvernement afghan, basé à Kaboul, a commencé à organiser des tournois nationaux dans ce format au début des années 1950.
Quel style est le plus organisé ?
Qarajay est celui qui est organisé. Les équipes s’affrontent sur un terrain balisé. Tudabaray est le sauvage. Aucune frontière. Aucune équipe. Juste des cavaliers et la carcasse. Si vous voulez de la structure, regardez les tournois qarajay. Si vous voulez le chaos historique, regardez tudabaray. Le contraste est saisissant, mais les deux gardent le même principe de base : traîner la chèvre.
L’objectif est de prendre seul possession de la carcasse et de la monter librement et à l’écart de tous les autres cavaliers.




























