Comment Freud a choisi la mort : l’acte final d’un patient atteint d’un cancer

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Sigmund Freud n’est pas mort seul de sa maladie. Il a mis fin à ses jours selon ses propres conditions.

Max Schur, ami et médecin de Freud, lui a administré une dose mortelle de morphine. Freud l’a demandé. Cette demande est intervenue après des années de souffrance. La souffrance avait une source spécifique.

Une tumeur cancéreuse inopérable lui tourmentait le visage. Il était assis dans son orbite et sur sa joue. La douleur a été décrite comme atroce. Freud ne pouvait l’ignorer. Il ne pouvait pas le supporter.

La maladie avait commencé bien plus tôt. En 1923, il découvre une lésion à la bouche. Il l’a remarqué. Il a cherché à se faire soigner. Le cancer s’est propagé. Il est passé de sa bouche à son orbite. Cela lui monta à la joue. Les chirurgiens n’ont pas pu l’enlever. La tumeur était inopérable.

Pendant des années, Freud a travaillé sur la douleur. Il a écrit. Pensa-t-il. Il a vu le monde changer autour de lui. Le cancer ne s’est pas arrêté parce qu’il était célèbre. Cela ne s’est pas arrêté parce qu’il était un pionnier de la psychanalyse.

La tumeur a rongé ses tissus. Cela provoquait une douleur constante et intense. Les options médicales se sont épuisées. Le choix était simple pour Schur. Il pouvait offrir le soulagement ou offrir la mort. Freud a choisi cette dernière solution.

Schur a honoré ce choix. Il lui a donné de la morphine. Freud est mort.

L’histoire est souvent racontée comme la fin dramatique d’un grand esprit. Mais c’était aussi une réalité médicale. Le cancer peut être brutal. Cela envahit. Cela détruit. Il résiste à la chirurgie. Le cas de Freud montre à quel point l’expérience d’une maladie en phase terminale peut être personnelle.

Il a affronté la fin avec lucidité. Il n’a pas attendu que la douleur l’emporte. Il a pris le contrôle.

Ce contrôle était son dernier acte. La morphine était l’outil. La tumeur était l’ennemie. Schur était l’exécuteur testamentaire.

On se souvient de Freud pour ses théories. Nous nous souvenons de lui pour ses livres. Nous nous souvenons également de lui pour ce moment. Un homme qui étudiait l’esprit choisissait la fin de son corps.

Les détails sont factuels. Il n’y a pas de mystère ici. Schur savait ce qui allait arriver. Freud savait ce qui allait arriver. Ils se sont mis d’accord sur le chemin.

Le cancer a commencé par une petite tache. Une lésion. Cela semblait gérable au début. Mais ça a grandi. C’est devenu ingérable. La progression a pris des décennies. De 1923 à 1939. Seize ans de vie avec une menace grandissante.

La plupart des gens ne disposent pas de ce genre de temps. Beaucoup sont diagnostiqués plus tard. La propagation est plus rapide. Les options sont moins nombreuses. La chronologie de Freud était longue. Sa douleur se prolongeait.

Lorsque la chirurgie a échoué, les soins de confort sont devenus la priorité. Mais les soins de confort peuvent signifier beaucoup de choses. Pour certains, cela signifie une sédation palliative. Pour Freud, cela signifiait une sortie rapide.

Schur a attendu que Freud lui demande. Il n’a pas agi prématurément. Il a respecté l’autonomie du patient. C’est aujourd’hui un élément clé de l’éthique médicale. Les patients ont le droit de refuser un traitement. Ils ont également le droit de demander l’aide à mourir, lorsque cela est légal.

Freud était à Vienne. Les lois étaient alors différentes. Mais le principe demeure. Un médecin peut soulager la souffrance. Parfois, cette facilité se fait au prix de la vie.

L’emplacement de la tumeur la rendait particulièrement cruelle. Cela a affecté sa vision. Cela a affecté son discours. Il