Des recherches récentes suggèrent que les barres protéinées enrichies en collagène pourraient offrir un modeste coup de pouce aux efforts de perte de poids, mais les résultats sont loin d’être concluants. Une étude de 12 semaines menée en Espagne a révélé que les participants consommant deux barres de collagène par jour perdaient en moyenne 6,6 livres, soit plus du double des 3,3 livres perdues par le groupe témoin, qui ne buvait que de l’eau avant les repas.
Comment fonctionne le collagène : au-delà de la peau et des articulations
Le collagène, la protéine la plus abondante du corps, est traditionnellement connue pour son rôle dans le soutien de la peau, des os et des tissus conjonctifs. Cependant, cette étude suggère un potentiel effet métabolique : le collagène contenu dans ces barres a été conçu pour se dilater dans l’estomac, créant ainsi une sensation de satiété. Cet effet rassasiant a probablement contribué à réduire l’apport calorique.
Les barres elles-mêmes n’étaient pas seulement du collagène ; ils contenaient un mélange d’ingrédients (enrobage de chocolat, fibres, protéines de soja et édulcorants), ce qui soulevait des questions sur le composant qui entraînait la perte de poids. Un expert a noté que le bénéfice pourrait simplement provenir d’une barre protéinée hypocalorique contenant des fibres, une aide connue à la perte de poids.
La connexion intestinale : plus qu’une simple plénitude ?
Les chercheurs émettent l’hypothèse que l’effet du collagène s’étend au-delà de la simple satiété. Parce qu’il est difficile à digérer, le collagène atteint le gros intestin, nourrissant les bactéries intestinales et produisant des acides gras à chaîne courte liés à la réduction de l’inflammation et de l’obésité. Certains suggèrent également que le collagène pourrait être plus « thermogénique » que d’autres protéines, ce qui signifie qu’il brûle plus de calories pendant le métabolisme.
Mises en garde et préoccupations : une petite étude avec de grandes questions
Les résultats de l’étude, bien que statistiquement significatifs, n’ont montré qu’une différence d’un point d’IMC entre les groupes, une petite différence pour les personnes obèses. Le délai de 12 semaines est également court : le maintien de la perte de poids à long terme reste inconnu.
Il est important de noter que l’étude a été financée par Viscofan, un fabricant de boîtiers en collagène, créant ainsi un biais potentiel. Le collagène utilisé n’était pas n’importe quel supplément ; il a été spécialement traité pour retenir l’eau, une caractéristique indisponible dans les produits en vente libre.
Le verdict : faible risque, faible certitude
Essayer des suppléments de collagène comporte peu de risques, mais il est peu probable que les résultats de l’étude soient reproduits. La formule unique des barres n’est pas accessible au public. Pour l’instant, les experts recommandent de s’en tenir aux méthodes éprouvées de perte de poids tout en restant ouverts à de nouvelles recherches. Comme l’a dit un chirurgien : « L’obésité est une maladie incroyablement compliquée à traiter, et nous utilisons tous les outils dont nous disposons. »
En fin de compte, même si le collagène semble prometteur, il est trop tôt pour compter sur des suppléments pour perdre du poids de manière significative. Des études plus rigoureuses et à long terme sont nécessaires avant que le collagène puisse être considéré comme une solution fiable.
